Change I need

Article paru le 5 Novembre 2008

change i need

change i need

Dernièrement Jo me disait (avec beaucoup de sagesse comme d’hab) “le problème ne relève pas de notre insatisfaction mais de notre insatisfaction sur les mauvaises chose” … il m’énerverait presque à être aussi visionnaire ^^

On veut toujours tout changer et on change pas mal de choses et pourtant ça ne va jamais alors oui il est ptet temps d’incriminer mon insatisfaction, pleins phares sur cette saleté, je suis prête à enregistrer les aveux et j’userais de la torture si nécessaire (il semblerait que j’en use déjà de façon purement accessoire…)

Le premier connard qui viendra me causer boulot quand je parle changement aura certainement droit à mon meilleur profil et ptet aussi à une photo dédicassée mais sans dec’, je ne suis pas de ceux qui existent pour un taf mais plus pour une cause… en ce moment ça recrute sévère du côté des martyres mais je ne me sens pas encore de vocation à ce niveau.

Alors quoi ?

Alors je sais pas. Mais vraiment pas du tout et je suis très insatisfaite du GPS de ma vie, il me perd sans arrêt, il marche 1 fois sur 15 et en plus quand il trouve la route c’est pour m’embarquer dans des culs de sac. J’ai toujours du mal à parler de façon générale, je pense que c’est normal, le manque de recul, l’imminence provoquer par l’angoisse etc. ça aide vachement.

Alors quoi aujourd’hui ?

Mmmmh aujourd’hui je me demande pourquoi je refuse tous les postes qu’on me propose à l’étranger alors que ma vie en France ne ressemble plus à rien (je me risquerais à un moins que rien si c’était techniquement possible). Attention le problème ici c’est pas le boulot c’est juste la vie, les sentiments, les feelings, toutes ces conneries. Aujourd’hui je n’arrive décidemment pas à me faire à l’idée que les salauds ont toujours le dernier mot, l’argent, les filles et tout le reste. Je suis profondément naïve, je croyais vraiment qu’à la fin le bon l’emportait… ou alors je ne suis pas encore à la fin et si ce n’est que le début ben ça commence pas sous les meilleurs auspices. Tout simplement, je n’accepte pas l’idée que lui qui m’a fait tant de mal, qui m’a tant utilisée et qui m’a tant pris pour la dernière des sottes soit heureux et comblé pendant que moi je suis malheureuse et désoeuvrée (non Jeremie je ne parle pas de toi).  En fait, ce qui me navre ce n’est pas son criant bonheur c’est juste que cette nouvelle fasse de nouveau chavirer ma petite barque de misère.

Alors quoi là tout de suite ?

Immédiatement j’aimerais juste hiberner, m’endormir et skipper toutes les longues semaines à venir histoire de juste detourner mon regard envieux de cette petite bulle de bonheur dont je suis constamment exclue pour un prétexte encore inconnu (apparemment mon physique et ma cervelle m’empêche d’obtenir le sacro-saint visa, moi qui me vante d’adorer souffrir je ne peux que me réjouir de l’allongement de la durée de vie) Apparemment les jeunes filles même désespérées n’hibernent pas alors je vais devoir me résoudre à accepter très vite cette idée dégueulasse de bonheur non mérité tout comme je dois accepter mon malheur non désiré. Etant dans l’impossibilité matérielle et physique de me casser le crâne, je vais devoir opter pour l’option 2 qui est d’aller me refugier dans mon antre et bricoler jusqu’à m’ouvrir la main et enfin avoir une bonne excuse pour essorer tous mes sanglots.

Posted: novembre 23rd, 2009
Categories: Uncategorized
Tags:
Comments: No Comments.

Run, run, run … slower, slower, slower

Article paru le 19 Octobre 2008

the Great ESC

the Great ESC

La fuite est un element recurrent dans mon existence. Il faut toujours fuir, c’est la meilleure facon d’avancer sans trop reflechir (imparrable!!). Alors j’ai commence tres tot a fuir l’ecole (salete elle m’a rattrapee), a fuir les gens (me courent pas des masses apres, ouf), a fuir ce geant qui voulait me faire du mal, a fuir le jour, a fuir la nuit, a fuir la realite, a fuir les reves, a fuir les cauchemards, a fuir l’envie, a fuir le besoin, a fuir la reussite et a fuir les echecs. (j’aimerais qu’on m’explique pourquoi je parle de “reussite” au singulier et d’”echecs” au pluriel…)

Il ne s’agit plus maintenant d’une simple fuite en avant, l’effet boule de neige a fait son effet rafraichissant : il est maintenant question d’une grande fuite en avant, un truc organise, regle comme du papier a musique, synchronisons nos montres bientot je vous tournerais encore le dos. Et oui c’est dos a mon dessin que je fais face a celui-ci, inutile de venir se plaindre de trop voir son passe !

Ces derniers temps, l’envie de fuir toutes mes responsabilites, mes obligations, mes reves, mes peurs, etc. s’est fait de nouveau ressentir tres fortement. C’est le phenomene classique du calme avant la tempete, je vais bientot devoir faire de grands pas en avant et je suis entrain de me preparer : chaussures attachees, casse-croute dans le sac a dos, k-way fluo, etc. tout est pret sauf moi. Cette fois-ci j’aimerais ne pas etre dos a ma realite mais la regarder en face, j’imagine ca comme regarder une femme se deshabiller, y a un cote un peu contemplatif et la passivite caresse violemment l’envie d’y mettre les mains puis le corps tout entier.

Bref (je deteste ce mot maintenant, tout ca a cause de l’autre connard) treve de teasing, il est temps de mettre le nez dehors.

Oui allez parlons-en de cette fuite, je n’assume jamais mes sentiments ou tres difficilement. C’en est arrive a un point ou je finis par les ignorer au sens de “ne pas les connaitre” il y a donc plusieurs parties de moi qui s’amusent a faire bande a part. On a pas trouve mieux pour se sentir tiraille. Comme si je n’avais pas assez de sentir le sol se derober sous mes pieds lorsque je dois me “conduire” il faut qu’en plus mon coeur se fasse la malle pendant que mon corps decide d’etre en guimauve et mon cerveau d’aller postuler aux objets trouves, je ne parle meme pas du reste de mes organes qui s’occupent de faire une jolie fete pendant des guirlandes ci et la dans mes entrailles, ca serait vraiment un moment formidable (dans un film de gondry) si mes pieds n’avaient deja eux deja decide de mettre en place “the small esc”. et c’est reparti !!

Posted: novembre 23rd, 2009
Categories: Uncategorized
Tags:
Comments: No Comments.

Sovay

Article paru le 17 Octobre 2008

yes yes yes

yes yes yes

Il y a un truc comme ca que je fais sans arret : j’embellis pas. Par que je ne veux pas juste que je n’y pense pas (ou que je n’ose pas ca depend de l’humeur). Certes il y a la un gros bout de faineantise mais il y a aussi une reaction diablement pragmatique : si un travail est bon alors il parle de lui meme. Oui voila je suis de ces cretins qui ne vivent que pour l’oeuvre ultime, le truc qui mettra sur le cul et tout ce qui precedera ne sera que de multiples tentatives completements vaines et denuees d’interet.

Voila pourquoi je detruis mon travail lorsque celui ci n’est pas compris. Enfin “voila pourquoi je detruisAIS” puisque ces derniers temps j’ai accepte l’idee que la vie n’etait qu’un work-in-progress (vers l’oeuvre ultime bien sur, faut pas deconner hein). La consequence directe est le lot de frustrations qui va avec et les gens peuvent me pommader de leur compliments je ne suis pas satisfaite car il n’y a pas une seule seconde a perdre il faut continuer et trouver enfin la combinaison qui mettra tout le monde brusquement assis sur son fondement.

Bref

Plus le temps passe et plus je percois la grande importance de la promotion de son travail, pour les autres mais aussi pour soi meme. Pour moi toutes mes idees sagement travaillees, carressees et pliees sont gentiement rangees la dans cette boite qu’est mon travail, n’attendant qu’un geste de son public pour bondir hors de sa boite… ce qui arrive rarement finalement. La plupart des gens se disent fort logiquement “oh tiens regarde, une boite” certains iront meme jusqu’a “jolie cette boite” mais personne n’aura l’idee de l’ouvrir. Il est donc question de designer sans montrer, ca me laisse perplexe. Ces derniers temps je reflechis beaucoup a un systeme qui fonctionnerait enfin pour le Placard mais une nouvelle fois je suis prise par la peur d’assommer les gens et de faire fuir les quelques malheureux qui me suivaient encore (amusant cette trouille d’etre seule, abandonnee, etc. non ?!)

L’experience desastreuse de C3P m’a fait prendre conscience a quel point parler de mon travail etait toujours aussi difficile pour moi surtout dans une situation ou il faut le mettre en avant comme creation ultime qui perce des trous dans l’anatomie intime (qui troue le cul quoi). J’avoue mon lamentable echec avorte m’a completement mise a terre, je ne peux pas accepter d’avoir ete aussi idiote, aussi negative, aussi destructrice avec moi meme et surtout avec mon travail. Plus que tout j’aimais mon travail et je me sentais prete a le defendre mais apparemment ce n’etait pas suffisant, au lieu de cela j’ai repris mes habitudes de sauvage, j’ai tout jete a la face de la dame et hop en moins de 10 secondes j’etais prete a vomir tripes et boyaux dans ces merveilleux caniveaux parisiens. Si pres du but, je n’ai trouve de mieux que de toute envoyer en l’air et c’est degoutee de moi meme et de mes reactions que je vais devoir reprendre mes efforts une nouvelle fois. Tout est a refaire et differemment car je ne supporterais pas l’idee de faire 2 fois le meme travail (la seconde edition sera forcement moins belle que la premiere puisque moins en proie a l’experimentation, a l’improvisation et a ma propre surprise).

La seule solution qu’il me reste est bien sur de les appeler. Oui c’est ce que font les gens bien eduques, bien dans leur peau, bien propres sur eux, bien coiffes et bien lunes mais moi je ne suis rien de tout ca, je suis sur les genoux, petrifiee par ma connerie et encore sous la comotion du terrorisme dont je peux faire preuve a mon propre egard.

Et revoila mon travail qui crie “A l’assasin!!”

Posted: novembre 23rd, 2009
Categories: Uncategorized
Tags:
Comments: No Comments.

All I want … aka Appetite for destruction

Article paru le 16 Octobre 2008

I just want to feel wanted

I just want to feel wanted

That’s all folks! Et putain des annees de gratouillage de matiere grise pour ca : putain mais oui je veux me sentir desiree !! Qui ne le veut pas (a l’exception de quelques nantis vivant reclus dans l’autosuffisance) ? Ok on le veut tous mais moi je veux plus : je veux la ptite luciole du paquet de lessive du desir. Et ouais, je veux etre appreciee. Parce que rien n’est pire que d’etre decu par ce qu’on a desirer. alors quoi ? ben alors j’ai tellement peur de me chier et de decevoir qu’au final j’ai plus trop envie qu’on me desire et le plus frustrant la dedans c’est que je ne ressens aucune autosuffisance !! l’arnaque!! Pire : putain j’en souffre, je me censure alors oui je souffre, oui je leve le point et je vomis mes tripes toutes fretillantes du peu de jeunesse qu’il me reste pour lui dire a la censure “salope t’as pas le droit j’etais la la premiere” … et ca la fait bien marrer bien sur…

Il y a un truc sur lequel je veux insister : je ne veux pas etre desiree (ca limite je pourrais m’en taper) je veux le sentir. Oui ce putain de feeling, ce truc inextricable qui vous donne ces grosses coucougnettes que meme un tanuki tout gate par la nature qu’il est vous envirait. Oui voila ce que je veux : je veux la force des autres en moi et pour moi…

Si j’etais sure de ne pas etre lue je dirais que si je flippe severe c’est justement parce que je ne vois rien venir mais OH HEY putain on ecrit pas pour son propre plaisir, faut pas se mentir et du coup faudrait pas venir mentir a ceux qui nous liront. Bref prends pas ca pour un reproche mais oui je ne me sens pas (ou pas assez peut-etre) attendue, voulue, desiree ou peut-etre pas par ceux dont j’attendrais ca. Je m’explique : je suis fiere et heureuse d’etre deja aussi soutenue et encouragee par autant de proches mais (y a un “mais” zavez vu ? je recommence) mais ceux la, les amis de la premiere et de la derniere heure ils sont tellement surs pour moi, surs que tout va et tout ira et les voila persuades de mon petit succes. C’est genereux, c’est beau, c’est grand et c’est pratique aussi (oui on peut avoir des sentiments pratiques, je vous expliquerais ca un jour) mais cette putain de pression conditionnee par la reussite. Tu sais bien : ce truc ou tu te dis “bordel je dois absolument pas les decevoir sinon ils se feront encore plus de mourron que d’habitude et la ca sera fini, eux aussi ils me tourneront le dos et personne ne viendra me decrocher de ma putain de potence”

… oui on a l’esprit dramatique “nous les artistes”

Posted: novembre 23rd, 2009
Categories: Uncategorized
Tags:
Comments: No Comments.

Sous nos pieds il y a nos pas… ou pas

Paris Combo – Pas à Pas

Posted: novembre 23rd, 2009
Categories: Uncategorized
Tags:
Comments: No Comments.

Le fil rouge avec le fil bleu

Le fil bleu sur le rouge ou linverse

Le fil bleu sur le rouge ou l'inverse

Posted: octobre 29th, 2009
Categories: Uncategorized
Tags:
Comments: 1 Comment.